Naturalis Historia, liber XXXV
Pline l'Ancien (Gaius Plinius Secundus)
Amauit in iuuenta Glyceram municipem suam, inuentricem coronarum, certandoque imitatione eius ad numerosissimam florum uarietatem perduxit artem illam. Postremo pinxit et ipsam sedentem cum corona, quae e nobilissimis tabula est, appellata stephanoplocos, ab aliis stephanopolis, quoniam Glycera uenditando coronas sustentauerat paupertatem. Huius tabulae exemplar, quod apographon uocant, L. Luculus duobus talentis emit Dionysius Athenis.
Pline l'Ancien (Gaius Plinius Secundus) — Naturalis Historia, liber XXXV
Dans sa jeunesse il fut amoureux de Glycère, une de ses compatriotes, qui inventa les guirlandes de fleurs ; il rivalisa avec elle et ainsi amena la technique de l’encaustique à pouvoir reproduire en peinture la variété de fleurs. Enfin il la peignit également en personne, assise, tenant une guirlande : c’est un tableau des plus célèbres, que l’on appelle Stéphanoplocos (Tresseuse de guirlandes) – d’autres disent Stéphanopolis (Vendeuse de guirlandes) –, parce que Glycère avait gagné sa vie misérable à vendre des guirlandes. Une copie de ce tableau – autrement dit un apographon – fut acheté pour deux talents par L. Lucullus. (Son auteur) est Dionysius (qui le peignit) à Athènes.
Pline l’Ancien; Landino, Cristoforo — Historia naturale di C. Plinio secondo tradocta di lingua latina in fiorentina per Christophoro Landino fiorentino
Amo in gioventu Glycera sua cittadina et inventrice delle ghyrlande. Et imittando costei perduxe quell’arte a una innumerabile varieta di fiori e finalmente dipinse quella assedere con una ghyrlanda: laquale pictura molto nobile fu chiamata Stephanoplocos e da altri Stephanopoli perche Glicera sostentava la sua vita col vendere ghyrlande. Lucio Luccullo comparo in Athene due talenti uno exemplo di questa tavola elquale chiamano apographon.
Pline l’Ancien; Brucioli, Antonio — Historia naturale di C. Plinio Secondo nuovamente tradotta di latino in vulgare toscano per Antonio Brucioli
Amò nella sua gioventu Glycere sua cittadina inventrice di ghirlande, e certando con la sua imitatione, condusse quell’arte alla numerosissima varietà di fiori, ultimamente la dipinse à sedere con una ghirlanda, laquale tavola, delle nobilissime sue, è chiamata Stephano Plocos, da altri Stephano poli, perche Glycera vendendo ghirlande, sostentava la povertà. L’esemplare di questa tavola, ilquale chiamono apographon, comperò L. Lucullo due talenti da Dyonisio in Athene.
Pline l’Ancien; Domenichi, Lodovico — Historia naturale di G. Plinio Secondo tradotta per Lodovico Domenichi, con le postille in margine, nelle quali, o vengono segnate le cose notabili, o citati alteri auttori… et con le tavole copiosissime di tutto quel che nell’opera si contiene…
Amò nella sua giovanezza Glicera sua cittadina, laquale faceva le ghirlande, e i imitando costei, ridusse quella arte a uno infinita varietà di fiori, e finalmente la dipinse à sedere con una ghirlanda in mano, laquale pittura molto nobile, fu chiamata Stefanoploco, da altri Stephanopoli; percioche Glicera si guadagnava il vivere col vendere le ghirlande. L. Lucullo comperò in Athene due talenti una copia di questa tavola, che si chiama apografo, da Dionisio. Stefanoploco vuol dire, che tese corona alludendo il pittore al mestiero della sua Glicera.
Pline l’Ancien; Du Pinet, Antoine — L’histoire du monde de C. Pline second… mis en françois par Antoine du Pinet
En sa jeunesse il fit fort la court à une bouquettiere de sa ville qui avoit nom Glycera, laquelle estoit fort gentille, et avoit dix mille inventions à digerer les fleurs des bouquets et des chappeaux : de sorte que Pausias contrefaisant le naturel des chappeaux et bouquets de sa maistresse, vint à se rendre parfait en cest art. Finalement il la peignit assise, et faisant un chappeau de fleurs : et tient on ce tableau pour une des principales pieces que jamais il ait faites. Il l’appella Stephanoplocos c’est à dire bouquettiere ou Stephanopolis c’est à dire vendeuse de bouquets, pour ce que Glycera n’avoit autre moyen de se soulager en sa pauvreté, qu’à vendre des chappeaux et bouquets. Et certes on dit que Lucius Lucullus donna à Dionysius Athenien, deux tableaux du transumpt apographon et contrefacture de ce tableau.
Pline l’Ancien; Poinsinet de Sivry, Louis — Histoire naturelle de Pline, traduite en françois [par Poinsinet de Sivry], avec le texte latin… accompagnée de notes… et d’observations sur les connoissances des anciens comparées avec les découvertes des modernes
Dans sa jeunesse, il fut épris de Glycere, qui étoit de sa villeDe Sicyone. Pour la Glycere de Praxitele, c’étoit une courtisanne de Boeotie, selon Strabon, l. 9, p. 110., et qui inventa les couronnes ; et en s’efforçant de l’imiter, il imita une incroyable quantité de fleurs, et fit faire un grand pas en cette partie à l’art de la peinture. Il finit par peindre Glycere assise, une couronne de fleurs sur la tête. C’est une de ses plus nobles productions. On nomme ce tableau la porte-couronne, ou la faiseuse de couronnes, par allusion au talent de Glycere, qui gagnoit sa vie au métier de bouquetiere. Lucius Lucullus acheta la simple copie de ce tableau deux talentsQuatre mille livres, monnoie de France., aux fêtes dionysiales d’Athenes.