Anecdote · Fiche 5

Antiphilos, L’Enfant au brasero

Fortune textuelle et iconographique d’un récit antique, ordonnée par sources, langues et représentations.

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5
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Chronologique

Chronologie documentaire

Chronologie des attestations et de la transmission

19 textes affichés

77Date de rédaction
latinTexte 11 · Source 53

Naturalis Historia, liber XXXV

Pline l'Ancien (Gaius Plinius Secundus)

Antiphilus puero ignem conflante laudatur ac pulchra alias domo splendescente ipsiusque pueri ore.

françaisTraduction 12

Pline l'Ancien (Gaius Plinius Secundus) — Naturalis Historia, liber XXXV

Antiphile, lui, est renommé pour un jeune garçon soufflant sur un feu, tandis que le reflet éclaire la maison, d’ailleurs fort belle, ainsi que le visage de l’enfant lui-même.

italienTraduction 14

Pline l’Ancien; Landino, Cristoforo — Historia naturale di C. Plinio secondo tradocta di lingua latina in fiorentina per Christophoro Landino fiorentino

Antiphilo lodato in un fanciullo elquale soffia nel foco e per la casa che da quello risplende e per la bocca del fanciullo.

italienTraduction 15

Pline l’Ancien; Brucioli, Antonio — Historia naturale di C. Plinio Secondo nuovamente tradotta di latino in vulgare toscano per Antonio Brucioli

Antiphilo è lodato per uno fanciullo, che soffia nel fuoco, e per la casa, che per quello risplende, anchora per altro bella, e per la bocca di esso fanciullo.

italienTraduction 17

Pline l’Ancien; Domenichi, Lodovico — Historia naturale di G. Plinio Secondo tradotta per Lodovico Domenichi, con le postille in margine, nelle quali, o vengono segnate le cose notabili, o citati alteri auttori… et con le tavole copiosissime di tutto quel che nell’opera si contiene…

Antiphilo è molto lodato per una figura, ch’e’ fece d’un fanciullo, che soffia nel fuoco, e una bella casa, che riluce tutta, e per il viso di quel fanciullo.

françaisTraduction 18

Pline l’Ancien; Du Pinet, Antoine — L’histoire du monde de C. Pline second… mis en françois par Antoine du Pinet

Antiphilus est fort estimé par un garçon qu’il fit, soufflant le feu : où par mesme moyen on voit au lustre du feu le dedans d’une fort belle maison, et la bouche du garçon qui souffle le feu.

françaisTraduction 19

Pline l’Ancien; Poinsinet de Sivry, Louis — Histoire naturelle de Pline, traduite en françois [par Poinsinet de Sivry], avec le texte latin… accompagnée de notes… et d’observations sur les connoissances des anciens comparées avec les découvertes des modernes

Antiphile, dont on vante le petit garçon qui souffle sur le feu, et singuliérement la bouche de ce petit garçon, et le bel effet qui résulte de la flamme excitée, dont la splendeur éclaire et fait remarquer de riches appartements.

(1450)Date de rédaction
italienTexte 20 · Source 152

I commentarii

Ghiberti, Lorenzo · p. 81

Antiphylo è lodato in uno fanciullo soffiante nel fuoco.

1489Publication originale
latinTexte 21 · Source 275

Cornv copiae seu Latinae commentarii

Perotti, Nicolai · p. 7, l. 10

Philiscus officinam pinxit pictoris ignem conflante puero.

(1540–1550)Date de rédaction
italienTexte 22 · Source 94

Il codice Magliabechiano cl. XVII. 17 contenente notizie sopra l’arte degli antichi e quella de’ fiorentini da Cimabue a Michelangelo Buonarroti, scritte da anonimo fiorentino

· p. 31

suit Antiphilos Gryllos : Antifilo pittore fu molto lodato per la pittura, che fece del fanciullo, che soffiava nel fuoco ; et in modo lo dipinse, che si uedeua il fuoco, doue soffiaua, risplendere nella sua e per la casa, doue era. Et dipinse anchora uno, che lauora di lana.

1551Publication originale
latinTexte 77 · Source 1082

Mythologiae, sive explicationis fabularum libri decem

Conti, Natale (dit Natalis Comes ou Noël le Conte) · p. 410

Antiphilus autem pictor fuit non ignobilis, qui multa egregia opera fecit, sed omnium principatum tenuit puer in ignem curuatus inflans, quo igne paululum flatu excitato tota domus videbatur aliquantulum lumen accipere per noctem.

françaisTraduction 4888

Conti, Natale (dit Noël le Conte); Montlyard, Jean de (pseudonyme de Jean de Dralymont) — Mythologiae, sive explicationis fabularum libri decem

Antiphile ne fut pas des moindres peintres, lequel fit beaucoup de belles œuvres : mais entre autres un enfant courbé soufflant un feu, lequel feu s’allumant un peu à ce souffle, la maison sembloit en estre aucunement esclairee de nuict.

1564Date de rédaction
italienTexte 23 · Source 57

Selva di notizie

Borghini, Vincenzio · p. 147

Antifilo dipinse un fanciullo che soffiava nel fuoco, che fu molto laudato per vedersi quel ribattimento del fuoco nella bocca del fanciullo et per la casa etc.

1567Date de rédaction
italienTexte 24 · Source 4

Lettera a m. Giorgio Vasari, nella quale si racconta i nomi, e l’opere de’più eccellenti artefici antichi in Pittura, in bronzo, et in marmo

Adriani, Giovanni Battista · p. 200

Antifilo di cui è molto lodato un fanciullo che soffia nel fuoco tale che tutta una stanza se ne alluma, medesimamente una bottega di lana dove si veggono molte femmine in diverse maniere sollecitar ciascuna il suo lavoro, uno Tolommeo in caccia et un Satiro bellissimo con pelle di pantera indosso.

1603–1604Publication originale
néerlandaisTexte 25 · Source 757

Het leven der oude antijcke doorluchtighe schilders

Van Mander, Karel · fol. 85r

Noch was Antiphilus seer gepresen, dat hy so constigh hadde ghemaeckt eenen Ionghen, die een vyer blies: alwaer hy door het blasen des vyers, met der claerheyt, hadde laten sien, een schoon insien oft prospectijf van een rijcklijck schoon Huys: en het vyer gaf de tronie van den Iongen een vyerich weerschijn: oock was dat blasen des mondts aerdigh uytghebeeldt.

1626Publication originale
espagnolTexte 26 · Source 68

Discursos apologeticos, en que se defiende la ingenuidad del arte de la pintura, que es liberal, de todos derechos, no inferior a las siete que comunmente se reciben

Butrón, Juan de · fol. 107v

suit Antiphilos gryllos Diole mucha opinion a Antifilo la pintura que refiere Plinio ubi supra, cap. 11 de un muchacho soplando el fuego, y otros primores enla casa que empeçava a resplandecer con la luz que encendia el soplo del muchacho. 

1638Publication originale
anglaisTexte 27 · Source 845

The Painting of the Ancient

Junius, Franciscus · p. 298

Antiphilus is commended for a boy blowing the fire, and a faire house beginning to glitter, but especially for the lads mouth. He is likewise commended for a picture of spindle worke, wherein the threads of every spinning woman seem to make a very great haste.

1669Publication originale
latinTexte 28 · Source 163

C. Plinii Secundi Naturalis historiae, Tomus Primus- Tertius. Cum Commentariis & adnotationibus Hermolai Barbari, Pintiani, Rhenani, Gelenii, Dalechampii, Scaligeri. Salmasii, Is. Vossii, & Variorum. Accedunt praeterea variae Lectiones ex MSS. compluribus ad oram Paginarum accurate indicatae

Pline (Gaius Plinius Secundus); Gronovius, Johann Friedrich (Johannes Federicus) · p. 600-601

Antiphilus puero ignem conflante laudatus, ac pulchra alias domo splendescente ipsiusque pueri ore.

1681Publication originale
françaisTexte 29 · Source 151

Des peintres anciens et de leurs manières

Germain · p. 104

Antiphile, autre peintre célebre et très ancien, mit pareillement au jour plusieurs excellens ouvrages, et par dessus tout, un Enfant dépeint dans l’obscurité, le corps courbé, et la bouche appliquée sur un petit feu, qu’il sembloit exciter peu à peu par son souffle, en sorte que tout le lieu en paroissoit de fois à autre à demi éclairé, comme si les ténebres s’y dissipant tout-à-coup, fussent revenues en un moment Note de Cochin, 1760 : Description fausse. Un tableau ne change point de fois à autre ; c’est l’imagination du panégyriste qui y voit ce qui n’y est pas. Ces louanges rendent les auteurs qui les donnent, suspects d’être peu versés dans les beautés de l’art.. suite : Antiphilos Gryllos

1685Publication originale
latinTexte 4583 · Source 309

Caii Plinii Secundi Naturalis historiae libri XXXVII. Interpretatione et notis illustravit Joannes Harduinus,... in usum Serenissimi Delphini

Pline l’Ancien; Hardouin, Jean · p. 232

 Antiphilus. Alius hic ab eo, de quo supra sect. 37. Antiphilus puero ignem conflante laudatus ac pulcra alias domo splendescente ipsiusque pueri ore.

1725Publication originale
françaisTexte 30 · Source 131

Histoire de la peinture ancienne, extraite de l’Histoire naturelle de Pline, liv. XXXV, avec le texte latin, corrigé sur les mss. de Vossius et sur la Ie ed. de Venise, et éclairci par des remarques nouvelles

Durand, David · p. 110

Antiphile, célèbre par quelques tableaux d’un goût exquis : comme, par éxemple, un ENFANT qui souffle le feu, dont la beauté paroit merveilleuse à la lueur des flammes, aussi bien que l’appartement où il est, déjà magnifique par lui-même.

Notes au texte latin, p. 296 :

(O) Ac pulcra alias domo splendescente. La I. Ed. porte pulcrè, la 2. et un MS. de Dalecamp de même ; et j’avois cru d’abord pouvoir m’en accomoder, en rapportant pulcre à splendescente : parce que la beauté d’un tableau de cette nature ne consiste pas tant à orner un appartement, pulcra domo, qu’à bien représenter le jeu de la lumière et des reflets ; pulchre splendescente : mais l’adverbe alias m’a retenu, pulcra alias domo splendescente. Un autre MS. porte, ac pulcra domo flamma splendescente.

1740Publication originale
anglaisTexte 31 · Source 377

A Treatise on Ancient Painting

Turnbull, George · p. 62

We find examples of all the variery of painting amongst the Antients: Antiphilus did a Boy blowing the fire in a house, which is enlightened by the reflection from it.

1752–1753Date de rédaction
françaisTexte 32 · Source 90

« Réflexions sur quelques chapitres du XXXVe livre de Pline »

Caylus, Anne-Claude Philippe de Tubières, comte de · p. 178

Le tableau d’Antiphilus, où l’on voyoit un enfant qui souffloit le feu dans un réchaut, indique non seulement une grande connoissance des reflets, mais il confirme une partie du méchanisme, dont je rendrai un compte exact et détaillé en parlant de la peinture encaustique ; il le confirme, d’autant plus que ce sujet est cité plus d’une fois, et toûjours dans l’attelier d’un peintre.

10 novembre 1753Date de rédaction
françaisTexte 4546 · Source 85

« De la peinture ancienne »

Caylus, Anne-Claude Philippe de Tubières, comte de · 265

Un tableau de ce même Antiphilus, où l’on voyait un enfant qui soufflait le feu dans un réchaud, indique non seulement une grande connaissance des reflets, mais il confirme en quelque sorte le mécanisme de la peinture encaustique, d’autant que Pline [le] cite en plusieurs occasions. La composition de cet enfant est toujours dans l’atelier d’un peintre ; ce qui me semble prouver que ce réchaud et cet élève étaient employés fréquemment dans les ateliers, plusieurs peintres de l’Antiquité ayant saisi un moment dont leurs yeux étaient continuellement frappés, et dont en conséquence Pline nous a conservé le souvenir.

1765Publication originale
françaisTexte 33 · Source 179

Encyclopédie, art. « Peintres grecs », tome XII

Jaucourt, Louis de · p. 255

Antiphile né en Egypte, contemporain de Nicias et d’Apelle, se montra fort étendu dans son art, et réussit également dans les grands et les petits sujets. Il peignit Philippe, et Alexandre encore enfant ; mais il s’acquit beaucoup plus de gloire par le portrait d’un jeune garçon qui souffloit le feu, dont la lueur éclairoit un appartement d’ailleurs fort orné, et faisoit briller la beauté du jeune homme. Pline loue cet ouvrage de nuit, et avec raison ; car il n’en faut pas davantage pour prouver que cette partie de la Peinture, qui consiste dans la belle entente des reflets et du clair-obscur, étoit connue de l’ingénieux Antiphile, quoique M. Perrault en ait refusé l’intelligence aux anciens. suite : Antiphilos Gryllos

1788–1791Publication originale
françaisTexte 34 · Source 404

Encyclopédie méthodique. Beaux-Arts

Watelet, Claude-Henri ; Levesque, Pierre-Charles · p. 661-662

On sait que les anciens ont traité des sujets qui supposoient de grands effects de clair-obscur : tel étoit celui de cet enfant qui souffloit un feu dont sa bouche et l’appartement étoient éclairés. Peut-être cependant n’ont-ils pas poussé cette partie jusqu’à cet idéal que nous appellons magique ; mais ils la possédoient assez bien pour imiter la nature, pour exprimer la vérité. Mengs accorde aux peintures d’Herculanum une belle partie du clair-obscur, et de la perspective aërienne ; celle que possédoit si bien le Corrége ; celle qui fait que les objets semblent s’arrondir et qu’on croit pouvoir se promener autour d’eux : elle est dûe à une juste dégradation, savamment proportionnée à la distance ; elle est dûe à l’intelligence de la nature de l’air, corps diaphane qui s’imbibe de lumière, et qui, passant entre les corps, la leur communique même dans les endroits que les rayons directs ne peuvent frapper.

Iconographie

Œuvres associées

Une galerie compacte, sans recadrage forcé. Les métadonnées absentes restent absentes.

Références

Bibliographie liée

Les identifiants historiques restent visibles pour permettre la vérification scientifique.

  1. Réf. 21

    Bialostocki, Jan « Puer sufflans ignes »

    Lieu et maison d’édition : Dans Arte in Europa. Scritti di storia dell’arte in onore di Edoardo Arslan, volume 1, Milan, tipogr. Artipo, p. 591-595.